Connaissances sur les filtres

L'impact des facteurs environnementaux sur la fertilité masculine

Mar 22, 2022

Auswirkung von Umwelteinflüssen auf die männliche Fruchtbarkeit

L'impact des facteurs environnementaux sur la fertilité masculine

Des études récemment publiées donnent à réfléchir. Comme le rapporte le chercheur israélien Hagai Levine de la Hebrew University-Hadassah dans une revue (parue dans Human Reproductive Update 2017), le nombre de spermatozoïdes vivants par millilitre de sperme a chuté de plus de 52 % depuis 1973. Dans l'éjaculat de l'homme, ce nombre a même chuté de plus de 59%. Ce recul significatif a surtout pu être constaté dans le monde occidental (Europe, Amérique du Nord). En dehors de ces régions, il manque encore des jeux de données significatifs. Mais quelle influence le nombre de spermatozoïdes a-t-il sur la fertilité ? Selon les indications de l'OMS, la valeur de référence pour l'infertilité est un nombre de spermatozoïdes de 39 millions par éjaculat ou une concentration de 15 millions de spermatozoïdes par millilitre d'éjaculat. Nous en sommes heureusement encore loin. Malheureusement, la tendance négative est considérée comme stable, ce qui pourrait faire que, selon la définition de l'OMS, dans une bonne cinquantaine d'années, la majorité des hommes – du moins dans l'hémisphère occidental – soient considérés comme infertiles. Hagai Levine estime d'ailleurs : « Compte tenu de l'importance des spermatozoïdes pour la fertilité masculine et la santé humaine, cette étude est un signal d'alarme urgent pour les chercheurs et les autorités sanitaires du monde entier. »

Quelle est la raison de la diminution du nombre de spermatozoïdes ?

Comment cette diminution drastique du nombre de spermatozoïdes chez l'homme se produit-elle ? La question n'est pas encore définitivement élucidée, mais il existe tout de même quelques pistes. Le professeur Dr Stefan Schlatt de l'université Westphalienne Wilhelm de Münster estime : « Dans les nations industrialisées occidentales, il se passe quelque chose qui fait que cet organe sensible, les testicules, produit des spermatozoïdes de moins bonne qualité. » Les indices se multiplient ces derniers temps montrant que les facteurs environnementaux pourraient jouer un rôle essentiel. Ainsi, les perturbateurs endocriniens issus des pesticides, des solvants, des produits pour bébés, des bouteilles en plastique, des jouets en plastique, des contenants cosmétiques, etc., l'acide acétylsalicylique des antidouleurs, un métabolisme hormonal différent dû au surpoids ou l'abus d'hormones semblent altérer le nombre de spermatozoïdes.

Existe-t-il une issue à cette situation désastreuse ?

Il ne faut malheureusement pas s'attendre à ce que la pollution environnementale due aux contaminations causées par l'homme diminue. Les pesticides, les hormones et les médicaments continueront à l'avenir de fortement polluer nos aliments et notre approvisionnement en eau. Ce n'est que dans quelques pays que les autorités commencent lentement à réagir. Ainsi, l'Office fédéral allemand de la santé met en œuvre, à partir de mi-2023, des directives strictes pour l'utilisation de plastiques en contact avec l'eau du robinet (règlement KTW-BWGL). La membrane filtrante brevetée par drinkpure répond déjà à ces prescriptions strictes.